Cadre juridique vérifié, à jour en septembre 2026
Jusqu’à quand une facture impayée reste réclamable
Échange gratuit et sans engagement. Vos coordonnées ne sont transmises qu’au professionnel désigné. Aucun pourcentage de réussite n’est affiché sur ce site, et aucun montant d’honoraires n’y est publié : il n’existe pas de barème.
C’est la seule urgence réelle de ce métier, et elle n’a pas besoin d’être dramatisée : passé un certain délai, une créance ne se réclame plus en justice. Le délai de principe est de cinq ans, mais le chiffre seul ne sert à rien. Ce qui compte, c’est d’où il part et ce qui l’arrête.
Le délai de principe entre professionnels
Cinq ans, sauf délais spéciaux plus courts
Le texte est court et sa réserve compte autant que son chiffre : « Les obligations nées à l’occasion de leur commerce entre commerçants ou entre commerçants et non-commerçants se prescrivent par cinq ans si elles ne sont pas soumises à des prescriptions spéciales plus courtes » article L110-4 du code de commerce.
Version en vigueur relevée à la source en septembre 2026. La réserve finale n’est pas décorative : certains contrats et certaines activités relèvent de délais plus brefs, et c’est le contrat qu’il faut regarder avant de se fier au chiffre de cinq ans.
Retenez la structure plutôt que le nombre : un délai de principe, et des exceptions plus courtes qui l’emportent quand elles existent. Un site qui vous annonce « vous avez cinq ans » sans cette réserve vous donne une demi-information.
D’où part le compte à rebours
C’est le point que presque toutes les pages sautent, alors que c’est lui qui décide. Le droit commun fixe le même délai de cinq ans, mais son point de départ est particulier : « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer » article 2224 du code civil.
Autrement dit, le compte à rebours ne part pas mécaniquement de la date d’émission de la facture, mais du moment où vous étiez en mesure d’agir. Pour une facture ordinaire à échéance, les deux coïncident le plus souvent. Pour une prestation contestée, une livraison partielle ou un désaccord qui a mis du temps à se révéler, ils peuvent diverger.
Deux régimes, deux logiques, et une règle de méthode : on ne les mélange pas. Le régime commercial vise les obligations nées du commerce ; le droit commun vise l’action elle-même et son point de départ glissant.
Ce qui n’est plus du recouvrement ordinaire
Un cas fait sortir du calcul de prescription et impose d’agir immédiatement : votre client fait l’objet d’une procédure collective. À partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née avant l’ouverture adressent une déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire article L622-24 du code de commerce.
Le délai, lui, est fixé par décret : deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, augmenté de deux mois pour les créanciers qui ne demeurent pas sur le territoire concerné article R622-24. Ce n’est plus une relance, c’est une déclaration, et elle ne se rattrape pas facilement : comment déclarer sa créance à temps.
Ce que vous pouvez faire pendant que le délai court
Un dossier qui dort perd de la valeur à mesure que le temps passe, pour une raison simple et non juridique : plus une créance est ancienne, plus les pièces se dispersent, plus l’interlocuteur a changé, et plus le débiteur a eu le temps de s’organiser. Le délai légal est une limite extérieure, pas un objectif.
Deux gestes concrets, dans l’ordre. Réunir les pièces pendant qu’elles sont accessibles : ce que doit contenir un dossier d’impayé. Puis décider si vous gardez le dossier ou si vous le confiez : garder en interne ou externaliser.
Comment se passe la mise en relation
Vous décrivez le dossier
Le montant, l’ancienneté de la créance, la nature du débiteur et les pièces dont vous disposez.
La demande est qualifiée
Votre situation est rapprochée du cas de figure qui correspond : amiable ordinaire, créance ancienne, débiteur à l’étranger, procédure collective.
Un professionnel vous répond par écrit
Il examine les pièces réelles, seule base sur laquelle un dossier s’apprécie, et vous dit ce qu’il propose et comment il serait rémunéré.
Vous décidez, sans engagement
Rien ne commence sans une convention écrite signée par vous, et un seul interlocuteur vous écrit.
Questions fréquentes
Cinq ans, c’est valable pour toutes mes factures ?
Le délai part-il de la date de la facture ?
Mon client a reconnu sa dette par courriel : cela change-t-il quelque chose ?
Mon client est en liquidation. La prescription s’applique-t-elle encore ?
Une créance prescrite disparaît-elle ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels rouverts à leur permalien en septembre 2026.
Faire examiner votre dossier par un professionnel
Ce site publie les textes et les règles ; il ne rend aucun verdict et n’exerce aucun recouvrement. L’examen porte sur vos pièces réelles.