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Mise en relation nationale avec une agence de recouvrement contact@agent-de-recouvrement.fr · textes vérifiés en septembre 2026
Agent de Recouvrementconfier un impayé, France entière

Ce que la loi dit du prix, et ce qu’elle laisse au contrat

Lecture : 5 min · 893 mots

Sur le prix du recouvrement, la loi est à la fois précise et silencieuse. Précise sur la méthode : la convention doit dire comment la rémunération se détermine. Silencieuse sur le montant : aucun barème n’existe. Cette différence est tout le sujet, et elle explique pourquoi aucun site sérieux n’affiche de tarif.

Ce que la loi impose, mot pour mot

Des conditions de détermination, pas un montant

La convention écrite conclue avec le créancier doit préciser notamment « les conditions de détermination de la rémunération à la charge du créancier » article R124-3. Elle doit aussi préciser le fondement et le montant des sommes dues, les conditions de la garantie de responsabilité civile, et les conditions de reversement des fonds encaissés.

Ce que le texte encadre, c’est donc la transparence de la méthode et le moment où elle est écrite : avant que quoi que ce soit commence. Ce qu’il ne fixe pas, c’est le prix lui-même, laissé à la négociation.

Deux conséquences pratiques. La première : une proposition qui ne dit pas comment le prix se calcule n’est pas conforme à ce que le texte attend d’une convention. La seconde : un pourcentage affiché sur une page publique, sans dossier ni contexte, ne veut rien dire, puisque le prix dépend de ce qu’on confie.


Les trois modes, et ce qu’ils déplacent

Aucun de ces modes n’est meilleur en soi. Le mode au résultat aligne l’intérêt du prestataire sur le vôtre, mais sa part monte avec la difficulté. Le forfait est lisible pour votre trésorerie, et indifférent au résultat. L’abonnement ne se juge que sur le volume.

Ce que chaque mode de rémunération change pour le créancier
ModeCe qui est payéCe qu’il faut regarder
Au résultatUne part des sommes effectivement encaissées.Ce qui compte comme « encaissé » : un paiement direct du client chez vous après l’ouverture du dossier entre-t-il dans l’assiette ?
Au forfaitUn montant par dossier, indépendant du résultat.Ce que le forfait couvre exactement, et où il s’arrête : jusqu’à quelle démarche, et ce qui se facture au-delà.
Par abonnementUn accès continu pour un flux régulier d’impayés.Le volume réellement traité par période, et ce qui se passe les mois où vous n’avez rien à confier.

Ce qui fait varier le prix, sans jamais le fixer

  • L’ancienneté de la créance. Un dossier de six mois et un dossier de quatre ans ne demandent pas le même travail, et n’ont pas les mêmes chances.
  • Le montant. Il pèse sur la méthode autant que sur le prix : en dessous de 5 000 €, une voie simplifiée existe devant un commissaire de justice service-public.gouv.fr.
  • La nature du débiteur, professionnel ou particulier, et son état : une procédure collective en cours change entièrement la nature du travail.
  • Les pièces disponibles. Un dossier complet se traite ; un dossier à reconstituer se paie.
  • Le volume confié. Un flux régulier ne se tarife pas comme un dossier isolé.

Le piège du « cela ne vous coûtera rien »

Une formulation revient dans les propositions commerciales : l’intervention ne vous coûterait rien, puisque votre client réglera les frais. C’est contraire au texte en phase amiable : les frais d’un recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent au créancier, sauf s’ils concernent un acte prescrit par la loi article L111-8.

La loi prévoit bien une voie inverse, mais elle passe par un juge : le créancier qui justifie du caractère nécessaire de ses démarches peut lui demander de les laisser à un débiteur de mauvaise foi. Entre « votre client paiera » et « un juge pourra en décider », l’écart n’est pas de nuance.

Le détail de ce que l’agence peut et ne peut pas faire se lit dans le cadre de l’intervenant.


Lire une proposition sans se faire avoir

Trois questions suffisent à trier. Comment le prix se détermine-t-il, et sur quelle assiette ? Que se passe-t-il si mon client paie directement chez moi ? Et que couvre exactement le montant annoncé, jusqu’où va la prestation ?

Une proposition qui répond aux trois est une proposition lisible, quel que soit son niveau de prix. Le reste de la décision, garder le dossier ou le confier, se pose en amont : comparer les deux organisations.

Pour aller au concret

Les pages qui portent la procédure et le formulaire : Externaliser · Accueil.

Questions fréquentes

Pourquoi n’affichez-vous aucun tarif ?
Parce qu’il n’existe aucun barème réglementaire du recouvrement, et qu’une fourchette publiée ici serait construite pour ce site plutôt que constatée. Ce que la loi impose est différent : que la convention précise les conditions de détermination de la rémunération, avant toute démarche.
Le paiement au résultat est-il plus sûr ?
Il déplace le risque, il ne le supprime pas. Le prestataire n’est payé que sur ce qui rentre, ce qui aligne son intérêt sur le vôtre, mais la part demandée tient compte de la difficulté du dossier. Ce qui compte est ce qui entre dans l’assiette, et cela se lit dans le contrat.
Et si mon client me règle directement ?
C’est le cas le plus fréquent et le plus mal traité par les contrats imprécis. La convention doit prévoir ce que devient la rémunération dans cette hypothèse : un contrat muet sur ce point est un contrat à faire préciser avant signature.
Les frais de l’agence sont-ils récupérables sur mon client ?
Pas de plein droit en phase amiable. Sans titre exécutoire, ils restent au créancier, et seule une décision de justice peut les laisser à un débiteur de mauvaise foi, sur justification du caractère nécessaire des démarches.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels rouverts à leur permalien en septembre 2026.

  • Votre situation
  • Le montant et l’ancienneté
  • Les pièces dont vous disposez

Échange gratuit et sans engagement. Vos coordonnées ne sont transmises qu’au professionnel désigné. Aucun pourcentage de réussite n’est affiché sur ce site, et aucun montant d’honoraires n’y est publié : il n’existe pas de barème.