Aller au contenu
Mise en relation nationale avec une agence de recouvrement contact@agent-de-recouvrement.fr · textes vérifiés en septembre 2026
Agent de Recouvrementconfier un impayé, France entière

Cadre juridique vérifié, à jour en septembre 2026

Garder ses relances en interne, ou confier les dossiers

  • Votre situation
  • Le montant et l’ancienneté
  • Les pièces dont vous disposez

Échange gratuit et sans engagement. Vos coordonnées ne sont transmises qu’au professionnel désigné. Aucun pourcentage de réussite n’est affiché sur ce site, et aucun montant d’honoraires n’y est publié : il n’existe pas de barème.

La question se pose rarement en termes de principe. Elle se pose le jour où le poste client devient trop lourd pour la personne qui s’en occupe entre deux autres tâches. Cette page compare les deux organisations sans en vendre une : ce que la délégation déplace réellement, et ce qu’elle ne réglera pas.

Ce que dit la voie officielle, et ce qu’elle ne dit pas

La fiche publique est sobre et mérite d’être citée telle quelle : l’entreprise gère généralement la relance en interne, et elle peut également déléguer le recouvrement à une société de recouvrement, ce qui représente un coût service-public.gouv.fr.

Cette phrase contient tout le sujet. Déléguer n’est ni obligatoire, ni recommandé en soi : c’est une décision de gestion qui s’achète. Reste à savoir ce qu’on achète.


Ce que la délégation déplace réellement

Trois choses changent, et elles ne sont pas de même nature.

Le temps. Relancer sérieusement, c’est tenir une chronologie, écrire, rappeler, tracer. Ce travail existe qu’on le fasse ou non : quand personne ne le fait, ce sont les dossiers qui vieillissent, et un dossier qui vieillit se recouvre moins bien.

La position. Tant que vous relancez vous-même, vous êtes à la fois le fournisseur et le créancier. Le jour où un tiers écrit en votre nom, vous sortez du face-à-face, et c’est souvent ce déplacement qui débloque une situation figée, plus que la fermeté du courrier.

Le cadre. Un professionnel mandaté travaille sous un régime précis : convention écrite préalable, compte dédié aux fonds encaissés, mentions obligatoires dans la lettre au débiteur article R124-3, article R124-2, article R124-4. Ce cadre vaut aussi pour vous : il rend le travail vérifiable.


Ce que la délégation ne réglera pas

Il faut le dire avec la même netteté, parce que c’est là que les déceptions se logent.

Elle ne rend pas votre débiteur solvable. Aucune organisation, aucun prestataire, aucune insistance ne crée de la trésorerie chez quelqu’un qui n’en a pas. C’est pour cette raison que ce site n’affiche aucun pourcentage de réussite.

Elle ne met pas les frais sur votre client. En phase amiable, sans titre exécutoire, ils restent au créancier article L111-8. Le calcul de l’externalisation se fait donc en net : ce que vous récupérez, moins ce que vous payez pour le récupérer.

Elle ne remplace pas un dossier complet. Ce que vous ne pouvez pas justifier ne sera pas réclamé en votre nom : les pièces à réunir restent votre part du travail.

Elle ne ressuscite pas une créance prescrite : le délai continue de courir pendant que le dossier attend sur un coin de bureau.


Comment se décide le choix, en pratique

  • Le volume. Un impayé par trimestre se traite en interne. Un flux régulier appelle une organisation, et c’est là que l’abonnement prend son sens plutôt que le dossier isolé.
  • L’ancienneté moyenne de votre poste client. Si vos relances partent trois mois après l’échéance, le problème est d’abord d’organisation interne, et déléguer ne le corrigera pas.
  • La relation commerciale. Un client stratégique avec qui la discussion reste ouverte ne se traite pas comme un client parti sans laisser d’adresse.
  • Le type de débiteur. Un professionnel et un particulier ne relèvent pas des mêmes réflexes, et la nature du débiteur fait partie des éléments qu’un professionnel vous demandera d’emblée.
  • Les pièces. Un dossier complet se confie utilement. Un dossier sans preuve d’exécution se prépare d’abord.

Comment une agence se rémunère

Il n’existe aucun barème réglementaire des honoraires de recouvrement. Ce que la loi impose, c’est que la convention signée avant toute intervention précise les conditions de détermination de la rémunération à la charge du créancier article R124-3. Le prix se discute et s’écrit avant de commencer, il ne se découvre pas après.

Au résultat

Une part des sommes effectivement encaissées. Le professionnel n’est payé que sur ce qui rentre, ce qui aligne son intérêt sur le vôtre, mais la part est d’autant plus élevée que le dossier est difficile.

Au forfait

Un montant par dossier, connu d’avance, indépendant du résultat. Lisible pour votre trésorerie, à condition de savoir ce qu’il couvre exactement et où il s’arrête.

Par abonnement

Une formule pour un flux régulier d’impayés plutôt que pour un dossier isolé. Elle se juge sur le volume réellement traité, pas sur le tarif affiché.

Ce qui fait varier le montant est connu, même si le montant ne l’est pas : l’ancienneté et le montant de la créance, la nature du débiteur, les pièces dont vous disposez, et le nombre de dossiers confiés. Le détail dans l’article consacré à la rémunération.


Comment se passe la mise en relation

Vous décrivez le dossier

Le montant, l’ancienneté de la créance, la nature du débiteur et les pièces dont vous disposez.

La demande est qualifiée

Votre situation est rapprochée du cas de figure qui correspond : amiable ordinaire, créance ancienne, débiteur à l’étranger, procédure collective.

Un professionnel vous répond par écrit

Il examine les pièces réelles, seule base sur laquelle un dossier s’apprécie, et vous dit ce qu’il propose et comment il serait rémunéré.

Vous décidez, sans engagement

Rien ne commence sans une convention écrite signée par vous, et un seul interlocuteur vous écrit.

Questions fréquentes

Externaliser coûte-t-il plus cher que relancer soi-même ?
Cela dépend de ce que vous comptez. La délégation a un coût explicite, alors que le temps passé en interne n’apparaît sur aucune facture. Le bon calcul se fait en net, sur ce qui rentre effectivement, et en tenant compte des dossiers qu’une organisation trop chargée laisse vieillir.
Puis-je confier un seul dossier ?
Oui. Le dossier isolé est le cas le plus courant, et il se traite au forfait ou au résultat selon ce que prévoit la convention. L’abonnement, lui, vise un flux régulier : il n’a pas de sens pour un impayé occasionnel.
Est-ce que je perds la main sur la relation avec mon client ?
C’est la convention qui le décide, puisqu’elle fixe le pouvoir donné au professionnel. Vous restez le créancier, et rien ne vous empêche de garder le contact commercial pendant que le dossier suit son cours. Ce point se règle avant de signer, pas après.
Que devient le dossier si le client paie pendant la procédure ?
Il s’arrête, et la question de la rémunération se pose : c’est précisément ce que les conditions de détermination de la rémunération doivent prévoir dans la convention. Un contrat muet sur ce cas est un contrat à relire.
Faut-il externaliser avant ou après avoir relancé soi-même ?
Les deux existent. Ce qui compte est moins l’ordre que le silence : un client qui discute encore est dans la relation commerciale, un client qui ne répond plus a changé de registre, et c’est là que le temps commence à jouer contre vous.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes officiels rouverts à leur permalien en septembre 2026.

Faire examiner votre dossier par un professionnel

Ce site publie les textes et les règles ; il ne rend aucun verdict et n’exerce aucun recouvrement. L’examen porte sur vos pièces réelles.